lundi 12 janvier 2015

maximal et minimum

Le français a créé depuis plusieurs siècles les adjectifs maximal, minimal et optimal pour qualifier ce qui constitue un maximum, un minimum ou un optimum.

Pourtant, certains lexicographes - dont quelques-uns au sein même de l'Académie française - éprouvent une réticence inexplicable à reconnaître pleinement l'existence de ces adjectifs, et à cesser donc de promouvoir l'emploi des substantifs maximum, minimum et optimum comme adjectifs ou appositions qualificatives, au détriment de maximal, minimal et optimal - que tout le monde reconnaît ne pas être des substantifs mais uniquement des adjectifs.

Cette obstination dans l'imprécision syntaxique est alimentée par les mauvaises traductions de l'adjectif anglais maximum [maximum joy = joie maximale], faux ami subtil puisque le sens est identique évidemment, et que seule diffère la nature grammaticale.

La Mission linguistique francophone se distingue d'autres organismes d'aide au maniement du français par son absence totale d'anglophobie. Mais elle se distingue surtout par son action en faveur de la justesse des traductions de toute langue vers le français, et par son action en faveur de la clarification et de l'intelligente modernisation du français. Or, réserver aux mots français minimal, maximal et optimal la fonction adjective, et réserver à minimum, maximum et optimum la fonction substantive, cela ne contribuerait-il pas à cette clarification ?

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2 commentaires:

Chirhughy a dit…

Excellente mise au point.
Vous écrivez : "dont quelques uns au sein même de l'Académie française ". Ou bien "quelques-uns" ? J'ai quelque doute...

Miss LF a dit…

Merci pour la relecture, Chirhughy ! Nous avons rectifié.