mercredi 6 juin 2012

oui

Le 9 décembre 2010, nous publiions ce constat : "Une nette dévalorisation du mot OUI, voilà la note singulière sur laquelle s'achève l'année 2009 des francophones."
Un an plus tard, l'Académie française s'inquiéta à son tour de cette dévalorisation, au point de publier le 11 octobre 2011 sur son site internet une mise en garde, reprise alors dans la presse nationale française. Et aussitôt oubliée.
Mais en vérité, signaler le déclin de la simple réponse "oui" au bénéfice de préciosités contemporaines comme "absolument" ou "ça marche" ou "y'a pas d'souci", est-ce bien sérieux en ces temps où la pénurie de logements, les banqueroutes et le chômage assènent partout une douleur morale latente à laquelle n'échappe qu'une minorité ?

La réponse de la Mission linguistique francophone est oui. Oui, tout court.

Car, pour le stomatologue comme pour le linguiste, la boursouflure d'une langue est toujours signe d'une altération de l'état général du corps auquel elle est attachée. Qu'il s'agisse d'anatomie ou de langage, réduire la boursouflure de la langue n'est donc pas une marotte d'esthètes vétilleux. C'est la préoccupation de tous ceux qui voient cette langue comme vivante, et veulent la savoir fine et en belle santé.

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