vendredi 18 mars 2016

cas par cas et heure par heure

L'expression "au cas par cas" est une faute de français qui s'est répandue très largement depuis l'an 2000.

Dans notre langue, les choses que l'on examine l'une après l'autre se règlent cas par cas, et non "au cas par cas" (sic). Curieusement, cette faute de construction grammaticale n'affecte pas les autres locutions adverbiales construites sur le même modèle, c'est-à-dire par répétition d'un substantif autour de la préposition par. On entend toujours dire aujourd'hui, comme il convient : "marcher deux par deux", "progresser mètre par mètre", "s'informer heure par heure", "réfuter point par point" [et non "au deux par deux", "au mètre par mètre", "au point par point", "à l'heure par heure"]. Pourquoi ces locutions voisines ne subissent-elles pas la même maltraitance que "cas par cas" ? Pourquoi "au cas par cas" mais pas "à l'heure par heure" ? Ce sont les mystères du panurgisme langagier...

Une fois de plus, les altérations de la langue française contemporaine ne vont pas dans le sens d'une simplification mais d'un "suréquipement" syllabique ou lexical. Ici, il faut quatre mots pour commettre une erreur, au lieu de trois dans la formulation correcte.


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