vendredi 10 février 2017

braquage, braqueur, braquer : c'est de l'argot

Les journalistes nous informent généralement qu'un suspect a parlé et non "jacté". Nous leur savons gré de ne pas s'adresser à nous en argot. On s'agace donc légitimement de leur propension à employer sans clairvoyance les mots "braquage", "braqueur" et le verbe "braquer" comme si ces mots n'étaient pas du registre argotique alors qu'ils le sont, lorsqu'ils sont employés avec le sens de dévaliser, voler (à main armée), cambrioler, commettre un hold-up. Idem pour les satanés "papiers" évoqués par les journalistes, en lieu et place des articles (de journaux). Ou les "breloques" olympiques au lieu des médailles*. Gardez ces familiarités pour vous, ou nous serons bien obligés de militer pour qu'on vous désigne officiellement, vous aussi, par des noms argotiques comme si de rien n'était, puisqu'il en existe pour vous désigner dans notre langue verte : journaleux, gratte-papier, fouille-merde, entre autres gracieusetés.

* NDE : une breloque est un bijou de pacotille, sans valeur, à la différence d'une médaille olympique, objet de grand prix et porteur d'un immense prestige.

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