Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du mai, 2024

une médaille n'est pas une breloque

Bien que se déroulant dans la capitale mondiale de la francophonie , la  fête olympique de 2024 sera-t-elle marquée, une fois encore, par une dé-fête de la langue français chez les commentateurs sportifs francophones ? Peut-être pas. Ayons confiance en cette équipe d'orateurs et rédacteurs professionnels. Soutenons-la. Soutenons-la, oui. À ne pas confondre avec le faux sens aberrant " supportons-la ", cet anglicisme qui signifie en (vrai) français que nous souffrons en silence, pour finir par exploser : " je ne te supporte plus !" Les commentateurs sportifs les plus en vue se sont parfois surpassés dans le dérèglement lexical [= mauvais choix des mots], syntaxique [= mauvais agencement des mots entre eux] et phonétique [= mauvaise prononciation des mots], ce qui les rendait difficilement... supportables. Sur la première marche du podium de cette perte de repères langagiers : les  médailles , si noblement méritées, sont désormais qualifiées par certains journali...

les gens d'ici

Les médias de France nous bombardent de termes anglophone et de mauvaises traductions de l'anglais. C'est presque devenu leur activité première. Quand ce ne sont pas des termes anglais incrustés sans ménagement dans un message en français, ce sont des faux amis déversés sans prendre garde à leur tromperie. Ainsi assistons-nous dans de mauvaises traductions médiatiques à la multiplication des " locaux ", non pas pour des pièces vides, mais au contraire pour ces foules que l'anglais appelle " the locals " : les personnes que l'on rencontre localement. En français, selon le contexte et le niveau de langue, the locals ce sont en réalité : les gens d'ici , les autochtones , les indigènes , les aborigènes (s'ils sont là depuis les origines de l'humanité comme l'indique l'étymologie latine ab origines ), les gens du cru , les gens du coin ; éventuellement les montagnards, les insulaires, les villageois, les riverains ; et tout simpleme...

rouvrir et non réouvrir

Procéder à une réouverture , c'est rouvrir. Et non "réouvrir". Un piège de la langue française à connaître et donc éviter. Une plaie s'est rouverte et non réouverte, un magasin rouvre ou va rouvrir. Voilà. C'est comme ça. Soyez donc fermés à toute utilisation du verbe "réouvrir". Il est fautif. • • • POUR ACCÉDER À LA PAGE D'ACCUEIL DU SITE DE LA MISSION LINGUISTIQUE FRANCOPHONE,  CLIQUEZ ICI Pour prendre directement connaissance des missions de la Mission,  cliquez ici.

questrice ou questeuse

Les féminins corrects des termes : • sénateur •  enquêteur • questeur sont, en toute cohérence : •  sénatrice • enquêtrice •  questrice . Tandis que "la sénateure" et "la questeure" sont des barbarismes criants. Les charges parlementaires de  questeur   (de l'Assemblée nationale en France notamment)  et de  rappoteur   (du budget, d'une commission d'enquête, etc) sont cependant la cible de deux féminisations erronées et très entêtées dans l'erreur. D'une part " rapporteure " que ces dames préfèrent aux féminin multiséculaire et seul correct  rapporteuse , exactement aussi noble et indéniable dans sa forme que le sont  chercheuse ,  semeuse, fileuse, chanteuse  ou  conteuse . Mais il leur semble que  rapporteuse  évoque les cafardages de cour d'école. Et alors ? En va-t-il autrement pour les  rapporteurs  ? D'autre part, " questeure ", aussi aberrant que le serait "sénateure", alors qu'existent deux fém...

se revendiquer de : double faute apparue en 2012

Dans toutes les langues du monde, la négligence verbale journalistique se mord inlassablement la queue. Le bel animal médiatique est affecté d'une manie qui amuse sans doute, puisqu'on ne la soigne pas. En France, l' Agence France Presse (AFP) possède un redoutable pouvoir de nuisance sur la langue, en raison de la rapidité et du manque de clairvoyance avec laquelle elle propage les déclarations les plus mal formulées, ensuite reprises avec autant de rapidité et aussi peu de clairvoyance par la presse écrite et parlée. Et sans précautions oratoires, à de rares exceptions près. Quel rapport avec la faute de français " se revendiquer de " (sic) ? Nous y venons. Le 22 mars 2012 au petit matin, un ministre de l'Intérieur français [Claude Guéant] déclare qu'un assassin de la région toulousaine " se revendique d'Al QaÏda ". On peut attribuer ce cafouillage verbal à la fatigue consécutive à la supervision d'un assaut contre la positi...