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Articles

Affichage des articles du janvier, 2016

les pro-brexit

Le suivisme médiatique a marqué un point décisif : le calamiteux néologisme journalistique britannique Grexit = Greek exit , qui n'aurait jamais dû apparaître dans les gros titres de la presse francophone, s'est imposé dans le discours ambiant sous sa forme anglo-anglaise : Brexit = British exit . Il est vrai que les grands bouleversements politiques à portée historique ont souvent enrichi la langue française par l'apport de termes étrangers qu'elle a adoptés en raison de leur authenticité et de leur capacité à nous transporter dans le contexte international. Après le Diktat , l' Ukaze , l' Anschluß , nous voici équipés du Brexit. La Mission linguistique francophone prend acte de l'entrée fulgurante dans le lexique français, en juin 2016, de cette fusion de syllabes exogène qu'est le "brexit". On note toutefois avec inquiétude que l'adoption de ce jargon atrophié s'opère aux dépens de notre syntaxe. Car le français n'est pa...

on ne renseigne pas un formulaire

RENSEIGNEZ VOTRE NOM. Voilà l'absurdité abyssale qu'on lit désormais dans une multitude de formulaires mal formulés. Au lieu de INDIQUEZ VOTRE NOM.  C'est pourquoi nous remettons sur le dessus de la pile cet article que nous avions publié dès 2010. Il y est rappelé ce que signifie le verbe renseigner, constamment employé à tort au sens de  remplir, fournir, indiquer, etc. " On lit presque partout cette injonction, qui n'est même plus perçue par les moins de 30 ans comme une énormité : " Renseignez le questionnaire ". Et pire : " renseignez votre nom ". Dans le français spontané des francophones que ces énormités n'ont pas encore désorientés, on renseigne des touristes égarés mais on remplit un formulaire (ou une fiche, une case, un questionnaire, etc), et on indique son nom, on donne son nom, on précise son nom. Mais dans la langue dénaturée que pratiquent désormais la plupart des administrations, " renseigner un formulaire ...

agalmatophilie et autres paraphilies

L'attirance sexuelle pour les statues s'appelle agalmatophilie . En nosographie psychiatrique, on parle aussi de pygmalionisme. Mais il est préférable d'employer ce terme uniquement lorsque l' agalmatophilie s'applique à une œuvre dans la création de laquelle le sujet excité à son contact s'est impliqué. Ces attirances sexuelles singulières - parmi lesquelles on trouve aussi le désir de lavements ou de copulation avec des arbres ou des automobiles - sont des  paraphilies . Les poupées gonflables ne sont pas considérées comme des statues, si cela peut vous rassurer. Illustration : un homme politique français irrésistiblement attiré par un buste en bronze de Jean Jaurès. POUR ACCÉDER À LA PAGE D'ACCUEIL DU SITE DE LA MISSION LINGUISTIQUE FRANCOPHONE,  CLIQUEZ ICI   Pour prendre directement connaissance des missions de la Mission,  cliquez ici.