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Articles

Affichage des articles du novembre, 2025

écriture inclusive, la punition d'une innocente : notre langue.

Nous sortons de la lecture d'un document universitaire, ainsi libellé : "Che.re.s étudiant.e.s, tou.te.s les candidat.e.s sont tenu.e.s de... etc...." Aux yeux des tenants de cette illisibilité radicale, ce n'est pas du vandalisme culturel. Mais si ça n'en est pas, qu'est-ce ? En fait, les pouvoirs publics français [*] ont officiellement interdit cette aberration typographique, cette pénible  préciosité . Mais plusieurs présidents d'universités françaises n'en ont cure, et " de nombreu.ses.x élu.e.s loc.ales.aux " s'en fichent aussi. Ces personnes y voient un progrès symbolique qui légitimerait la décadence de l'écriture. Et la destruction de son lien avec la lecture ; car comment lit-ont à haute voix " étudiant.e.s " ? Ou encore : " les nombreux.ses élu.e.s locales.aux " ? Au cas où, depuis votre pays autre que la France, vous ne comprendriez rien à ce dont nous parlons ici, sachez que c'est une ...

Louvre : non, ce n'était pas un braquage

Les malfaiteurs qui se sont emparés d'un trésor de joailleries exposées au Louvre n'ont pas commis un braquage, quoi qu'en dise la presse, mais un cambriolage , un vol . Car non seulement " braquage " est un terme argotique qui n'a pas sa place dans le vocabulaire de l'information non-triviale, mais l'argot "braquage" dérive du fait de braquer (une arme) pour dérober. Or, tel ne fut pas le cas. Si vous voulez absolument parler argot (comme les médias, Radio France en tête, et même les respectables orateurs politiques commentant ce vol), sachez qu'il s'agit alors d'un casse : un cambriolage avec effraction, donc avec "de la casse", mais sans main armée braquée sur qui que ce soit. De même, les auteurs de cette exaction ne sont donc pas des " braqueurs " mais des cambrioleurs , des voleurs , des malfaiteurs . • • • POUR ACCÉDER À LA PAGE D'ACCUEIL DU SITE DE LA MISSION LINGUISTIQUE FRANCOPHONE,  CLIQUEZ ICI...