La masse colossale que soutient le pilier présenté en illustration ne repose pas directement sur le sol mais transite par ce ressort rouge, qui entrera en mouvement en cas de tremblement de terre, au lieu de laisser les efforts tranchants des secousses s'exercer sur le béton du pilier et provoquer son effondrement. Impressionnant, non ? Après le béton armé , voici le béton désarmé ! Avec lequel l'ingéniosité humaine désarme en effet le béton de sa capacité de tuer en s'effondrant sous l'effet des redoutables efforts sismiques de la nature. Par-delà le jeu de mot, c'est le néologisme officiel que la Mission linguistique francophone propose à la Commission d'enrichissement de la langue française pour ce procédé novateur. Les sages décideurs de cette autorité de la francophonie pourront choisir entre deux variantes : • béton désarmé ; car démuni de sa faculté accidentelle de tuer par effondrement en cas de séisme. • béton désarmant ; car privant les séismes de ...
la langue est vivante, veillons ensemble sur sa santé