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Articles

Affichage des articles associés au libellé vocabulaire

les mal logés et leur logement désolant

À l'heure où la difficulté de se loger dignement atteint un degré critique pour une frange toujours plus large de la population mondiale, le débat francophone sur les mal logés dérive vers un débat sur le mal-logement (sic). Le fléau se double alors d'une maladresse. L'invention du terme mal-logement reflète une très mauvaise maîtrise des mécanismes de la langue française, qu'il s'agisse de syntaxe, de sémantique ou d'orthographe. Sur le plan orthographique, le trait d'union est injustifié : en français, le manque d'adresse est maladresse et non "mal-adresse" ; le contraire de la bienveillance est la malveillance et non la "mal-veillance" ; une denrée putride est malodorante et non "mal-odorante" ; etc. Pour ne pas contredire les règles orthographiques du français, il faudrait donc écrire ainsi ce néologisme : mallogement . Ce double ll peut sembler étrange mais il ne l'est pas : c'est au contraire une trè...

colère : on se calme

En France [contrairement à d'autres pays francophones], chez les journalistes et les orateurs politiques, on constate depuis fin 2018 un terrible appauvrissement du vocabulaire dans l'expression des émotions et réactions : " la colère ", ils ne connaissent plus que cela. Tout est " colère ". On reprend en gros titre ce seul mot pour résumer la position d'un président d'association humanitaire, qui a en effet déclaré ceci : " je suis très en colère depuis plusieurs jours ". Ah bon ? Depuis plusieurs jours cet homme bienveillant s'exprimant posément a un "accès de contrariété bref et violent " ( définition de la colère ) ?  Non. Depuis plusieurs jours, il est très mécontent , voire indigné ou peut-être outré , consterné, effondré, choqué, affligé - à lui de nous le dire. Mais dans l'actuel français médiatique et politique de France, les mots indignation, protestation, réprobation, contestation, consternation, mécon...

bon déroulement et mauvais déroulé

La Mission linguistique francophone et l' Académie française unissent leurs efforts pour rappeler d'une même voix qu'une action se déroule selon son déroulement et non selon son " déroulé " (sic) - contrairement à ce que l'on lit depuis peu d'années sous la plume de rédacteurs professionnels adeptes de l'approximation. Faute que l'on entend par contagion dans la bouche des francophones que la répétition des erreurs de langage nouvelles attirent irrésistiblement, par la seule vertu de leur nouveauté. Pour ces francophones-là, que nous avons sondés, le bon déroulement est un mot éculé qui manque de dynamisme. Selon eux, le " déroulé " (sic) d'une cérémonie, c'est plus actif [*]. De toute façon - tranchent-ils - on est libre de dire ce qu'on veut quand même, non ? Ce dévoiement (et non ce dévoyé ) de la notion de liberté ne suscite ni le "consternement" ni le "consterné", mais bien la consternation . ...

long terme, moyen terme, court terme

Terme est ici à comprendre au sens d' échéance, au sens de fin , comme dans le verbe terminer et le mot latin devenu français terminus. Pourquoi ne faut-il jamais dire " sur le long terme " ni " sur le court terme " ? En quoi est-ce une faute indéniable, doublée d'une inutile complication ? Parce que toute langue a besoin de cohérence pour sa vitalité. Or, dans notre langue, les chose se font à terme , et non sur terme : un enfant naît à terme , un loyer se paie à terme , un train arrive au terminus , etc.  Un enfant ne naît pas "sur terme", et encore moins "sur le terme". " Sur terme " est donc faux, et " sur le terme " l'est plus encore. Que le terme soit long, moyen ou court, ni " sur " ni " sur le " ne peuvent le précéder. Pour cette raison, on dira donc exclusivement " à long terme, à moyen terme, à court terme ", et on se désintoxiquera de l'incohérent " s...

changer de logiciel

Tournure à la mode  : " l'ONU doit changer de logiciel ". Dans laquelle il faut comprendre : " l'ONU doit changer de logique, changer de raisonnement, changer d'approche ." Apparu depuis déjà dix ans, le glissement de sens entre LOGIQUE et LOGICIEL n'en finit plus de séduire les suiveurs. Pourtant, cette confusion délibérée est à réserver à qui se flatterait d'avoir dormi en maths et en philo, les deux enseignements qui aiguisent la logique . Or, la logique est chose rigoureuse, précieuse et universelle. La ravaler au rang de programme informatique malléable, falsifiable à loisir, et nous robotisant , est un abus de langage indigeste. * Cette dérive est portée par le même courant de suivisme qui fait préférer "le différentiel" à  la différence ; "un comparatif" à une comparaison ;  "un récapitulatif" à  une récapitulation . Et même " un narratif" à une narration, un récit, une histoire (notamment lorsqu...

ministres américains des Affaires étrangères

Une fois pour toutes : cet homme (John Kerry) ou son actuel successeur (Marc Rubio) ou précédemment leurs collègues féminines (Madeleine Albright, Condoleeza Rice, Hilary Clinton) n'ont jamais été "Secrétaire d'état américain" (sic) mais ministres américains des Affaires étrangères. Big difference . En leur qualité de Secretary of State , chacune de ces personnes fut statutairement le membre le plus éminent du gouvernement des États-Unis, après le président et son vice-président. Néanmoins, il existe encore dans les pays francophones des cohortes de professeurs d'histoire contemporaine, de politologues, de journalistes et de lexicographes qui le dénomment " Secrétaire d'État ", en raison de la similitude d'apparence entre le groupe de mots Secretary of State et le groupe de mots secrétaire d'État . Bien entendu, ils sont imités sans discernement par ces encyclopédistes plein d'amateurisme qui régentent doctement la version française...

le ressenti

Permettez-nous de vous donner notre sentiment sur votre "ressenti". Tout comme "le déroulé" (même faute de syntaxe, même dérive) au lieu du DÉROULEMENT , "le ressenti" se caractérise par le recours artificiel à une forme verbale substantivée au lieu de l'emploi naturel d'un nom commun approprié. Cette vaine substitution est apparue depuis moins de dix ans. Il est encore temps de l'abandonner et très préférable de ne jamais l'adopter. Car ce que l'on RESSENT s'appelle depuis toujours, selon le contexte : • un SENTIMENT • une SENSATION • une IMPRESSION • une PERCEPTION • une ÉMOTION. Pas un "ressenti". Nous sommes tous portés par les travers en vogue dans la langue de notre temps et prompts à tomber dans leur ornière. Ce n'est donc pas une attaque personnelle si vous employez depuis peu "le ressenti" ! Juste une exhortation à retrouver sous votre plume et sur le bout de votre langue le mot  sentiment ("j...

guérillas et guérilleros

La presse francophone regorge de ce genre de titres : " La guérilla refuse de libérer les otages ". Or, ce n'est pas la guérilla qui refuse, ce sont les guérilleros . Ceux qui emploient guérilla au lieu de guérilleros diront qu'ils s'expriment par métonymie . C'est vrai, et c'est faux. C'est vrai car ils emploient le mot qui désigne une situation ou une action ( la guérilla ) pour évoquer ceux qui en sont les acteurs ( les guérilleros ) ; ce procédé de style est appelé métonymie . Mais c'est faux car il s'agit en fait - une fois encore - d'une bête erreur de traduction de l'anglais. Guérilla vient certes de l'espagnol guerrilla (petite guerre), et non de l'anglais. Mais il se trouve qu'en anglais, guerilleros se dit guerrillas !  Des dépêches de presse anglophones mal traduites ont fait le reste : " The Guerrillas Surrender " (" Les guérilleros se rendent ") a été traduit par "La guérilla se ...

c'est pas un sujet

À propos d'une journaliste qui fait mystère de l'origine de son nom peu commun, un autre journaliste conclut par ces mots l'article qu'il consacre à ce sujet de perplexité : " ...elle a choisi de ne pas en faire un sujet ." Si ! Manifestement, elle a choisi d'en faire un sujet de perplexité ! Lequel se mue en sujet de conversation et, dans ce cas, en sujet d'article. L'emploi abusif du mot " sujet " sans complément de nom (à charge pour nous de le deviner) est en France (pas dans le reste de la Francophonie) un snobisme aberrant d'apparition récente, à bannir. Nous devons TOUJOURS préciser un sujet de quoi : sujet de contrariété, sujet de satisfaction, sujet d'inquiétude, sujet de conversation, sujet de moqueries, sujet d'étude, sujet de rédaction, sujet du verbe, sujet de Sa Majesté ? Et si cet effort infime vous rebute, Ô orateurs et rédacteurs professionnels, il vous suffit de cesser d'employer le mot "sujet" ...

Louvre : non, ce n'était pas un braquage

Les malfaiteurs qui se sont emparés d'un trésor de joailleries exposées au Louvre n'ont pas commis un braquage, quoi qu'en dise la presse, mais un cambriolage , un vol . Car non seulement " braquage " est un terme argotique qui n'a pas sa place dans le vocabulaire de l'information non-triviale, mais l'argot "braquage" dérive du fait de braquer (une arme) pour dérober. Or, tel ne fut pas le cas. Si vous voulez absolument parler argot (comme les médias, Radio France en tête, et même les respectables orateurs politiques commentant ce vol), sachez qu'il s'agit alors d'un casse : un cambriolage avec effraction, donc avec "de la casse", mais sans main armée braquée sur qui que ce soit. De même, les auteurs de cette exaction ne sont donc pas des " braqueurs " mais des cambrioleurs , des voleurs , des malfaiteurs . • • • POUR ACCÉDER À LA PAGE D'ACCUEIL DU SITE DE LA MISSION LINGUISTIQUE FRANCOPHONE,  CLIQUEZ ICI...

drone, hydrone, géodrone, cosmodrone

L'anglais drone signifie bourdon . Non pas celui qui donne le cafard, the blues , mais l'insecte qui vole grâce au tourbillon d'air ascendant créé par ses ailes. Par analogie, le nom de cet insecte a été choisi pour dénomme des aéronefs sans équipage, fonctionnant par pilotage automatique ou téléguidé : les drones. On voit apparaître des engins de secours en milieu aquatique fonctionnant sur le même principe d'absence de pilote. Si ce n'est qu'ils ne volent pas mais flottent. Les désigner par le terme drone est donc un abus de langage. Des industriels ont imaginé de les dénommer "drones aquatiques", ce qui est un paradoxe ou un oxymore, comme on voudra, mais une solution défectueuse sur le plan lexical. La Mission linguistique francophone a été sollicitée pour réfléchir au moyen de combler cette lacune terminologique. Voici les propositions de néologismes que nous avons formulées à l'attention de la Commission d'enrichissement de la langue f...

quand tout est "sécurisé", plus rien n'est sûr...

Réédition de notre article de 2010 En France, le discours politique des premières années du vingt et unième siècle a été pétri de considérations sur la sécurité et le sentiment d'insécurité. Si le vif succès du mot " insécurité " n'appelle pas de mise en garde, il n'en va pas de même pour l'emploi des barbarismes " sécuriser ", " sécurisé ", " sécurisant " et " sécurisation ", actuellement omniprésents dans le vocabulaire des médias, des administrations et, par contrecoup, du public. Car quand tous est " sécurisé  ", plus rien n'est sûr ; ni certain. Des termes précis au sens exact, non interchangeables, sont anéantis par ce terme passe-partout au sens vague, emprunté à l'anglais, et qui semble avoir irrémédiablement appauvri notre langue. Si "évolution" il y a, elle se fait ici par atrophie, par infection. Il en résulte une infirmité dont les orateurs professionnels ne semblent pas s...

salle omnisport

On voit presque partout l'adjectif omnisport écrit comme un pluriel invariable : omnisports . L'ajout permanent d'un s de pluriel au singulier d'un adjectif sous prétexte qu'il comporte une idée de multiplicité est sans gravité pour la santé de notre langue - car c'est une aberration rarissime, voire unique - mais préoccupant quant à la faille d'intelligence collective capable d'aboutir à ce choix illogique. L'exemple désastreux fourni par " salle omnisports " (sic) est d'une grande ineptie. Car si les préfixes exprimant la multiplicité se mettaient à avoir le don de rendre les singuliers pluriels, alors il faudrait écrire "une femme polyvalentes" car elle a de multiples talents ! Il faudrait se mettre à écrire "un mammifère omnivores" ou "la multiplications" avec un s et "la polygamies" itou. Nous n'avons pas réussi à convaincre tous les professionnels du sport, toutes les col...

le français de paresse voulu par Laélia Véron

• Viser , trop éloigné du mot cible , a été changé par l'usage récent en  cibler . • Postuler , trop éloigné du mot candidature , a été changé par l'usage récent en  candidater . • Protéger , trop éloigné du mot sécurité , a été changé par l'usage récent en sécuriser . • Percuter, toucher, influencer, frapper ou affecter , verbes trop nombreux et précis, ont vu leurs diversités de sens gommées par l'apparition d'un fourre-tout anglomane : impacter.   Et ainsi de suite. Voici l'avènement des choix langagiers de pure paresse intellectuelle et verbale, paresse désormais revendiquée et normative, dont une certaine Laélia Véron [notre illustration] se déclare ouvertement la passionaria aux manières acerbes et punitives. Que son large sourire ne vous trompe pas. Avec Laélia Véron, ça ne rigole pas : elle nous enjoint de déglinguer le français, et plus vite que ça. Toute autre position - et bien sûr le partage bienveillant d'une langue fluide et alerte,...

misandrisme : vers un sexisme glorifié

" Il faut éliminer les hommes " (Alice Coffin, in Le génie lesbien). Car : " Tous les mecs sont des cons, même le tien ." (pancarte de manifestation de l'association Nous Toutes) Au détour des années 2020, une obscure conseillère municipale de la mairie du 12e arrondissement de Paris, Mme Coffin, se fait un nom en s'employant à instaurer le MISANDRISME : une imposture sexiste usurpant le nom de féminisme pour dénier aux hommes l'égalité avec les femmes. L'égalité de droit au respect, l'égalité de mérites, de considération, de compassion, de protection, de bienveillance, d'estime, de neutralité dans la discorde privée éventuelle ; et finalement, l'égalité de légitimité à exister. Pour analyser et déplorer ce dévoiement misandre de la vision des relations entre les femmes, les hommes et la société contemporaine, la philosophe Élisabeth Badinter a employé la locution néo-féminisme guerrier . Pour aller vers plus de concision et combler une ...

concertos et scénarios

Pas d'excès de zéle, pas de pédants  concerti ni  scénarii . Le pluriel de scénario est scénarios. Le pluriel de concerto est concertos . Tout comme le pluriel de lavabo est lavabos . L'Académie française a depuis longtemps tranché la question du pluriel des mots étrangers adoptés par le français : ils doivent être traités comme des mots français, c'est-à-dire équipés au pluriel d'un S final. On trouve pourtant encore de nombreux partisans des " concerti " et des " scénarii ", formes d'inspiration italienne. Mais d'inspiration, seulement, car le pluriel italien d'un éventuel mot italien scenario serait scenari , avec un seul i. Ces italianisations ostentatoires sont fautives en français, langue dans laquelle les pluriels corrects de ces mots français sont exclusivement concertos et scénarios . Car le mot scénario n'est pas un mot italien mais pleinement français, puisqu'il est équipé d'un accent aigu bien de che...

parasportifs, paraathlètes

P A R A S P O R T I F S : hors de question ! Pire encore, son synonyme paraathlètes (pire car mal orthographié para-athlètes ou para athlètes dans la plupart des occurrences).  Apparus pour désigner des concurrents d'épreuves d' handisports , ces néologismes incultes sont totalement désobligeants. En effet, le français emploie deux préfixes homonymes, dont les significations sont voisines, l'une et l'autre chargées de défiance : PARA (latin) = qui protège de, qui empêche (parasol, parachute) PARA (grec) = en marge, presque (paramilitaire, parapharmacie, paraphrase, paranoïa) Qualifier donc les sportifs porteurs d'un handicap de "presque sportifs" ? NON ! Que les Jeux paralympiques aient été ainsi dénommés était pertinent car ils prenaient en effet place en marge des Jeux olympiques. C'étaient presque des Jeux olympiques. C'était aussi une scabreuse greffe entre paraly tique et o lympique . Avec l'évolution des esprits et des performances qui ...

rouvrir et non réouvrir

Procéder à une réouverture , c'est rouvrir. Et non "réouvrir". Un piège de la langue française à connaître et donc éviter. Une plaie s'est rouverte et non réouverte, un magasin rouvre ou va rouvrir. Voilà. C'est comme ça. Soyez donc fermés à toute utilisation du verbe "réouvrir". Il est fautif. • • • POUR ACCÉDER À LA PAGE D'ACCUEIL DU SITE DE LA MISSION LINGUISTIQUE FRANCOPHONE,  CLIQUEZ ICI Pour prendre directement connaissance des missions de la Mission,  cliquez ici.

questrice ou questeuse

Les féminins corrects des termes : • sénateur •  enquêteur • questeur sont, en toute cohérence : •  sénatrice • enquêtrice •  questrice . Tandis que "la sénateure" et "la questeure" sont des barbarismes criants. Les charges parlementaires de  questeur   (de l'Assemblée nationale en France notamment)  et de  rappoteur   (du budget, d'une commission d'enquête, etc) sont cependant la cible de deux féminisations erronées et très entêtées dans l'erreur. D'une part " rapporteure " que ces dames préfèrent aux féminin multiséculaire et seul correct  rapporteuse , exactement aussi noble et indéniable dans sa forme que le sont  chercheuse ,  semeuse, fileuse, chanteuse  ou  conteuse . Mais il leur semble que  rapporteuse  évoque les cafardages de cour d'école. Et alors ? En va-t-il autrement pour les  rapporteurs  ? D'autre part, " questeure ", aussi aberrant que le serait "sénateure", alors qu'existent deux fém...

se revendiquer de : double faute apparue en 2012

Dans toutes les langues du monde, la négligence verbale journalistique se mord inlassablement la queue. Le bel animal médiatique est affecté d'une manie qui amuse sans doute, puisqu'on ne la soigne pas. En France, l' Agence France Presse (AFP) possède un redoutable pouvoir de nuisance sur la langue, en raison de la rapidité et du manque de clairvoyance avec laquelle elle propage les déclarations les plus mal formulées, ensuite reprises avec autant de rapidité et aussi peu de clairvoyance par la presse écrite et parlée. Et sans précautions oratoires, à de rares exceptions près. Quel rapport avec la faute de français " se revendiquer de " (sic) ? Nous y venons. Le 22 mars 2012 au petit matin, un ministre de l'Intérieur français [Claude Guéant] déclare qu'un assassin de la région toulousaine " se revendique d'Al QaÏda ". On peut attribuer ce cafouillage verbal à la fatigue consécutive à la supervision d'un assaut contre la positi...