Si ! Manifestement, elle a choisi d'en faire un sujet de perplexité ! Lequel se mue en sujet de conversation et, dans ce cas, en sujet d'article.
L'emploi abusif du mot "sujet" sans complément de nom (à charge pour nous de le deviner) est en France (pas dans le reste de la Francophonie) un snobisme aberrant d'apparition récente, à bannir.
Nous devons TOUJOURS préciser un sujet de quoi : sujet de contrariété, sujet de satisfaction, sujet d'inquiétude, sujet de conversation, sujet de moqueries, sujet d'étude, sujet de rédaction, sujet du verbe, sujet de Sa Majesté ?
Et si cet effort infime vous rebute, Ô orateurs et rédacteurs professionnels, il vous suffit de cesser d'employer le mot "sujet" tout court ! Et d'opter pour le terme clair et précis qui exprimera le mieux votre pensée : un problème, une controverse, une énigme, une difficulté, un danger, un enjeu, une urgence, une donnée, un fait ?
Car conclure un propos par "c'est un sujet" ou "c'est pas un sujet", voilà en effet un sujet de consternation pour vos interlocuteurs ne cédant pas à ce genre de modes langagières fulgurantes qui obscurcissent et appauvrissent notre langue. Et donc la dévitalisent au lieu de la rendre toujours plus vivante.

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