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Affichage des articles du juin, 2024

c'est, ce n'est pas

Une élue francophone rédige un communiqué de légitime protestation contre les incuries municipales de la ville dont elle est sénatrice, à savoir la capitale nationale française, elle-même capitale mondiale de la langue française, Paris. Ce faisant, cette parlementaire précise ceci, sans qu'aucune de ses deux assistantes au Sénat n'ait tiqué donc rectifié : " Ce ne sont pas aux Parisiens de se serrer la ceinture ". En effet. Ce ne sont pas à eux. Et doublement pas. Car la tournure "ce ne sont pas à eux" (sic) est une lourde faute de syntaxe. CORRIGÉ : Le sujet du verbe être n'est pas ici " les Parisiens " mais le pronom démonstratif " ce ",  lequel est invariablement neutre et singulier. Le verbe être doit donc se conjuguer ici au singulier. NON : ce ne sont pas à vous de faire cet effort. OUI : ce n'est pas à vous de faire cet effort. • • • POUR ACCÉDER À LA PAGE D'ACCUEIL DU SITE DE LA MISSION LINGUISTIQUE FRANCOPHONE,  CL...

celles et ceux

Pénible tic oratoire politique ayant récemment dégouliné dans la langue médiatique, " celles et ceux " est une faute de français irréfléchie. Plus exactement, une faute de style appelée périssologie, voisine du pléonasme. En effet : le pronom "ceux" ayant une vertu de neutre mixte [" nos filles et nos fils sont ceux qui nous succéderont "], l'adjonction du pronom exclusivement féminin " celles " revient à évoquer deux fois les sujets non-masculins. Cette vaine préciosité à vocation démagogique - souvent raillée mais toujours employée - aboutit paradoxalement à une formulation moins inclusive, par ségrégation du genre féminin détaché du neutre réellement inclusif, au nom d'une irrecevable "non-mixité choisie". POUR ACCÉDER À LA PAGE D'ACCUEIL DU SITE DE LA MISSION LINGUISTIQUE FRANCOPHONE,  CLIQUEZ ICI   Pour prendre directement connaissance des missions de la Mission,  cliquez ici.