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Affichage des articles associés au libellé urbanisme

forêt urbaine

Des urbanistes au service de politiciens de l’écologisme ont forgé la locution « forêt urbaine » pour désigner la plantation en centre ville d’un petit nombre d’arbres dont la vocation première est de justifier la dénaturation d’un espace architectural ou carrossable dégagé, après l’avoir diabolisé comme étant « trop minéral ».  Le mot forêt,  de signification fort précise*, n'est pas ici galvaudé. Il est détourné. Détourné pour commettre, par hyperbole, une grotesque tromperie sur la marchandise à visée de propagande. En linguistique, cela s'appelle une "extension de sens abusive". En commerce, une escroquerie. En urbanisme et en paysagisme, une faute professionnelle. Tout le reste n'est (de la part des promoteurs de cette hyperbole attrape-gogos) qu'ergotage de mauvaise foi ; ce qui est le propre des professionnels pris en faute, des escrocs en action et des politiciens filous. N'entrons pas dans ce jeu. * https://www.onf.fr/ : UNE FORÊT est un territoir...

métropoles : villes mères

Les métropoles [du grec "ville mère"] sont par définition de très grandes villes - ou même des territoires nationaux presque entiers, comme dans le cas de la France continentale par distinction avec ses régions insulaires. Mais alors, que sont les grandes métropoles chères à la plume des dircoms de diverses capitales régionales françaises? Ce sont à l'évidence de grandes très-grandes-villes . Et si Nancy , Nantes , Marseille , revendiquent d'être de "grandes métropoles", que sont Londres, Mexico, Tokyo ou Los Angeles ? Un Chef de cabinet à qui nous avons posé la question a trouvé la réponse et n'a pas hésité nous à l'écrire sans bien se relire : ce sont de très grandes métropoles .* Bonne mère, où l'escalade verbale des métropoles s'arrêtera-t-elle ? Et la dévaluation des superlatifs ? * Réponse fausse : ce sont des mégapoles [du grec "grande ville"], des villes dont la population frise ou dépasse les dix millions d'habit...

éco-lettre éco-ouverte à des éco-responsables fiers de leurs éco-hameaux

Les observateurs et commentateurs de la Mission linguistique francophone vous prient de pardonner leur coup de gueule unanime ci-après, mais trop c'est trop, comme dit la tautologie populaire. Le vent, non pas de folie, mais de profonde imbécilité sémantique qui souffle à nos oreilles des éco-naiseries et des éco-lapalissades ininterrompues souffle maintenant jusque dans les hameaux de nos campagnes, que voici rebaptisés, sans rire et par des esprits malades de suivisme technocratique, des " éco-hameaux ". Il semble que la traduction de "éco-hameau" en vrai français encore sain d'esprit, soit hameau écologique . Inventer le "hameau écologique", c'est-à-dire le hameau en prise avec la nature environnante et féru de voisinage de proximité, c'est se qui s'appelle inventer l'eau froide, non  ? En Auvergne, par exemple, " l'éco-hameau " (sic) de Bertignat [Puy-de-Dôme] se caractériserait, selon le Palmarès des jeun...

qualitatif et requalification

A-t-on le droit d'être gêné par l'emploi surabondant de l'adjectif " qualitatif " dans le français courant et les échanges professionnels depuis 2010 ? Oui. Voici pourquoi. Cet adjectif, en vogue sous un sens faux, n'est pas du tout synonyme de " de bonne qualité " et ne convient donc pas dans une formule comme : " nos produits sont très qualitatifs ". L'adjectif qualitatif signifie "concernant la qualité"... bonne ou mauvaise. Porter un jugement qualitatif, c'est porter un jugement sur la qualité ; ce n'est pas un porter un jugement qui impressionne par sa qualité ; ce n'est pas non plus juger que la qualité est bonne. Il est un autre terme impropre, lié à l'idée de qualité, dont les urbanistes et les élus locaux abusent : la " requalification " architecturale ou urbaine, devenue dans leur esprit un synonyme de la notion de rénovation, de réhabilitation. Or, la requalification, en vrai françai...