Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé architecture

béton armé et béton désarmé

Après le béton armé , voici le béton désarmé ! Grâce auquel l'ingéniosité humaine désarme en effet le béton de sa capacité de tuer en s'effondrant sous l'effet des redoutables efforts sismiques de la nature. Par-delà le jeu de mot, c'est le néologisme officiel que la Mission linguistique francophone propose à la Commission d'enrichissement de la langue française pour ce procédé novateur. Les sages décideurs de cette autorité de la francophonie pourront choisir entre deux variantes : • béton désarmé ; car démuni de sa faculté accidentelle de tuer par effondrement en cas de séisme. • béton désarmant ; car privant les séismes de leur faculté de détruire les structures porteuses en béton et coûter ainsi des vies. Ce dispositif ingénieux vient s'ajouter à d'autres variétés de procédés constructifs associant le métal au béton : • d'abord le béton armé (avec armature métallique), invention du Français François Coignet ; • puis le béton précontraint (garni...

écoquartier ou éco-quartier ?

" É coquartier est un terme abominable. C'est un slogan politique approximatif adossé (...) à beaucoup de cynisme. "   Ce jugement sans appel est celui de l'architecte Rudy Ricciotti**. C'est aussi le nôtre. Rien ne justifie le culte idolâtre organisé dans les métiers du bâtiment et les conseils municipaux autour de ce néologisme de politique locale, si ce n'est le suivisme le moins réfléchi ou l' opportunisme affairiste le plus courtisan. Hélas, les pouvoirs publics voient autrement les choses puisqu'ils distribuent à tours de bras au nom du peuple français le vain " label ÉcoQuartier ", censé attester d'une vertu environnementale ineffable selon les uns, mesurable selon les autres, favorisant pêle-mêle les économies de gazole et " le vivre ensemble " (sic). ÉcoQuartier . Terme mal bâti censé encenser les bâtisseurs. Tout un programme... Ce jargon est suffisamment affligeant en lui-même, suffisamment contraire à l...

concours d'architecture

La Mission linguistique francophone note une tendance persistante de la presse française à évoquer malencontreusement des " concours d'architectes " voire des "concours d'architecte", au singulier (concours dont l'issue serait donc sans surprise, puisque comprenant un seul concurrent !). La presse reprend ainsi une erreur souvent commise dans les services administratifs des collectivités qui lancent pourtant des concours d'architecture - et non d'architectes. Car en français, les concours et les compétitions sont qualifiés par la nature de la discipline ou de l'enjeu, et non par le type de participants. On parle d'une compétition d'athlétisme et non d'une compétition d'athlètes, d'un championnat de rugby et non d'un championnat de rugbymen, d'une partie de poker et non d'une partie de joueurs de poker. Des jeunes femmes légères et court vêtues participent à un concours de beauté et non à un concours de b...

art-chitecture

France Inter nous a annoncé que la journée du 28 janvier 2008 allait être consacrée par la station à célébrer le dixième anniversaire de l'édification du Stade de France . On a ainsi entendu des journalistes successifs énumérer les noms de Platini, de Zidane, de Chirac, décompter les milliers de tonnes de béton, la température de l'air le jour de l'inauguration, etc. Pas une seule fois en une heure d'écoute n'a été prononcé... le nom des auteurs du stade. Imagine-t-on, à France Inter , séparer le nom d'un concerto de celui de son compositeur, ou décerner un prix littéraire à un roman dont on ne citerait pas l'auteur ? Ou annoncer une vente record dans le monde de la peinture sans préciser s'il s'agit de Bacon ou de Pollock ? Si les journalistes semblent trop souvent propager l'inculture, ce n'est pas parce qu'ils ignorent qui a conçu le Stade de France, ni seulement parce qu'ils manient le français avec une grande négligence, ma...