Vent de bout est un terme de navigation à voile indiquant qu'un bateau se trouve exactement face au vent et n'avance donc plus. Qu'il est privé de vitesse et de possibilité de manœuvre, toutes voiles dégonflées, inerte. C'est donc dans un sens faux que cette expression est devenue insidieusement un tic de la langue médiatique et politique, une dizaine d'années après l'an 2000. Lorsqu'un orateur politique nous annonce aujourd'hui que ses partisans sont " vent debout contre " telle ou telle réforme, il s'imagine nous annoncer qu'ils s'y opposent avec vigueur, comme redoutablement campés sur leurs deux jambes dans un vent funeste. Mais il dit exactement le contraire : il nous apprend qu'ils sont réduits à l'impuissance et immobiles dans une mer qui s'agite sans eux... Ce n'est pas une lourde impropriété de terme, juste une petite erreur de cap sémantique. Car à 15° près dans la rose des vents, ces opposants pourr...
" Declan Rice est un footballeur international qui évolue (sic) au poste de milieu défensif au club d' Arsenal . " [Wikipédia] Le tic rédactionnel des chroniqueurs sportifs remplaçant le verbe JOUER par le verbe ÉVOLUER est doublement à corriger. 1°/ En tant qu'irritante impropriété de terme. 2°/ En tant que préciosité hors de propos dans un article encyclopédique ou journalistique. On joue du piano, on j oue au rugby, on joue une pièce de théâtre. Le verbe JOUER est parfaitement noble, et c'est le seul qui convienne dans tous ces cas. Comme dans le cas d'un joueur de football, où qu'il joue.