Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé industrie

Flyboard : vite, un nom !

Difficile de réprimer un cocorico  à l'idée qu'une équipe française et son meneur Franky Zapata soient en train de donner corps aux images de surhommes volants issues de la bande dessinée et du cinéma, ces intrépides sauveurs de l'humanité se mouvant en " scaphandre autonome " aérien. Il faut craindre une réaction de jalousie de la part de tel ou tel pays, des réflexes de mauvais perdants, du même ordre que ceux ayant accueilli l'éblouissant Concorde franco-britannique. Mais il faut aussi se réjouir de l'estime qui va retomber du ciel sur les Français et leur légendaire ingéniosité - puisqu'on doit aussi à notre culture non seulement le champagne, les châteaux de la Loire et la haute couture mais la boîte de conserve, le vaccin, la photographie, le cinéma, la découverte de Neptune, le ballon dirigeable, la révélation de la radioactivité, l'écriture pour aveugles et la carte à puce. Il serait désolant de ne pas trouver immédiatement un terme...

procédé, procédure, processus, process

Le monde de l'industrie se plaît à employer en français le mot " process ". Il s'agit pourtant d'un terme anglais que notre langue n'a pas incorporé, à la différence de concerto  ou cocktail  devenus français. Elle ne l'a pas incorporé car les francophones n'en ont aucun besoin. Sauf par snobisme ou par inculture, bien sûr. Le snobisme consite à parer de vertus valorisantes tout jargon emprunté à l'anglais ou inspiré de lui. Ou à s'exprimer le plus obscurément possible entre membres d'un corporation pour toiser ceux qui n'en font pas partie. L'inculture consiste à ne pas posséder dans son vocabulaire de base les termes français dont " process " est la traduction en langue étrangère. Comme le souligne ici Christian Hohmann , le français est en la circonstance plus précis que l'anglais " en distinguant le procédé du processus et de la procédure , ce que la langue anglaise s'économise en concentrant les...