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Affichage des articles associés au libellé liaisons

d'ores et déjà

Travaillant sur le style oratoire médiatique où sévit la préoccupante disparition des liaisons obligatoires en français, nous donnions récemment comme contre-exemples le maintien bien en place de l'articulation " j'ai dix'z'ans " face au déficient " j'ai di' euros ", et la vivacité imperturbable des liaisons dans des expressions consacrées comme " petit à petit " ou " d'ores et déjà ". Or, à France Info, une excellente chroniqueuse environnementale nous a donné tort en créant pour ses auditeurs l'expression "d'or et déjà". Belle image joaillère ! Mais si cette professionnelle de la prononciation voulait dire en réalité " d'ores et déjà ", alors nous l'adjurons de ne pas omettre la liaison obligatoire : dor-zé-déja . Le français aussi est une entité vivante donc vulnérable. Sa vitalité n'est pas sans importance. Si ?

septs autre enfants (sic et resic)

L'année écoulée a coulé la liaison. Et spécialement, la liaison entre les adjectifs numéraux et les euros. Si l'on entend encore souvent " des euros " être prononcé " dê'z'eurô ", comme il convient, on n'entend pratiquement plus jamais " deux euros " être prononcé " deu'z'eurô ". Déboussolés à l'extrême et légèrement négligents, les journalistes de l'audiovisuel public français sont même capables désormais de placer une liaison fausse tout en supprimant les liaisons justes. Ainsi vous parlent-ils de " sept'z' autre enfants " [Journal télévisé de France 3 le 15 mars 2011] sans se reprendre ni être repris, selon une tendance que rien ne semble devoir inverser. Prononcer les liaisons exige un certain instinct de la grammaire et une connaissance minimale de l'orthographe qui en résulte. C'est sans doute ce qui explique la désaffection actuelle pour les liaisons : ne pas les prononcer,...