Accéder au contenu principal

les pro-brexit


Le suivisme médiatique a marqué un point décisif : le calamiteux néologisme journalistique britannique Grexit = Greek exit, qui n'aurait jamais dû apparaître dans les gros titres de la presse francophone, s'est imposé dans le discours ambiant sous sa forme anglo-anglaise : Brexit = British exit.

Il est vrai que les grands bouleversements politiques à portée historique ont souvent enrichi la langue française par l'apport de termes étrangers qu'elle a adoptés en raison de leur authenticité et de leur capacité à nous transporter dans le contexte international. Après le Diktat, l'Ukaze, l'Anschluß, nous voici équipés du Brexit. La Mission linguistique francophone prend acte de l'entrée fulgurante dans le lexique français, en juin 2016, de cette fusion de syllabes exogène qu'est le "brexit".

On note toutefois avec inquiétude que l'adoption de ce jargon atrophié s'opère aux dépens de notre syntaxe. Car le français n'est pas une langue agglutinante, comme le sont le japonais, le hongrois et partiellement  l'anglais ou l'allemand, mais une langue qui s'exprime naturellement par juxtaposition de termes* plutôt que par contraction de plusieurs mots en un seul : lune de miel et non honeymoon ; député européen et non eurodéputé.

Il semble pourtant que la terminologie politique concernant l'Europe soit condamnée par les chroniqueurs et rédacteurs en chef de France et de Navarre à s'actualiser par ce pillage paresseux des néologismes du journalisme britannique, qu'il s'agisse donc des "eurodéputés" (les députés européens), des "eurosceptiques" (les anti-européens) ou des brexit, grexit, itaxit, spaixit, polxit, frexit, belxit, suexit, porxit, huxit. Sans oublier le Turject (Turkish reject = rejet de la Turquie) ni le Germain (Germany remain = maintien de l'Allemagne) qui nous pendent au nez pour dans pas longtemps.

Ceux à qui le ridicule de cette énumération n'apparaît pas ont bien raison d'employer brexit à satiété et sans guillemets ni moquerie. Ils doivent aussi se préparer à décliner cela en vingt-sept autres calembours ineptes plutôt que de s'exprimer en français sous la forme nom+adjectif ou nom+complément de nom. Car si le Portugal ou la Hongrie s'en vont à leur tour ou envisagent la question, il faudra bien parler de porxit (Portugese exit) et de huxit (Hungarian exit), sous peine de discrimination, n'est-ce-pas ?

ORTHOGRAPHE
Si le terme est adopté en français, rien ne justifie de l'orthographier avec une majuscule puisqu'il s'agit d'un nom commun. Il faudra donc écrire brexit et non Brexit, qui constituera une faute d'orthographe puisque les termes adoptés par le français sont traités selon les règles d'orthographe et d'accord propres à notre langue ("des concertos" et non "des concerti", par exemple). Or la langue française, contrairement à l'anglais, ne veut pas de majuscules aux adjectifs de nationalité ("un vin français" et non "un vin Français").

PRONONCIATION
Le terme est d'origine anglo-latine (en latin exit = il/elle sort ; en anglais exit = sortie). Or, le mot exit se prononce "êg-zite" en latin comme en anglais. La Mission linguistique francophone invite donc les professionnels du commentaire politique à ne pas nous bassiner avec leur prononciation erronée "brê-Kssite" (par analogie avec excite, sans doute ?) et à s'en tenir à la justesse de la phonétique de ce néologisme qui doit se prononcer "brê-Gzite".

Et sur ce point, pas d'argutie possible, donc pas besoin de référendum.

F.A. et Miss L.F.

* nom+adjectif, verbe+adverbe, voire préfixe+mot - ce que n'est pas le "brexit", puisque "br-" n'est nullement un préfixe signifiant "britannique", pas même en anglais.



Commentaires

Anonyme a dit…
Bonjour,

Quant à la prononciation, à votre avis, pourquoi tant de locuteurs prononcent "mal" ce mot ?

Merci.
Miss LF a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Miss LF a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Pierre a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Miss LF a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Miss LF a dit…
Bonjour Pierre. La prononciation américaine que vous invoquez n'est pas attestée. Et ce ne serait en tout état de cause qu'un accent régional. C'est du Royaume-Uni qu'il est question dans le "Brexit", et l'anglais de Grande-Bretagne est seul pertinent. De fait, l'accent anglais reste l'accent de référence de cette langue dont l'Angleterre est la source, aujourd'hui comme hier. L'accent de référence du français à travers le monde n'est ni celui du Canada ni celui de la Suisse, vous en conviendrez.

Pour en revenir au brexit prononcé à tort "brêk-cite" au lieu de "brêg-zite", outre la méconnaissance de la langue anglaise, l'influence du mot français "excite" fait peu de doutes. Miss L.F.
Pierre a dit…
Bonjour,

Contrairement à ce que vous semblez prétendre en invoquant un quelconque accent régional, la prononciation /ek.sɪt/ est bel et bien attestée dans le Merriam-Webster American Dictionary, au même titre que /eɡ.zɪt/, d’ailleurs. Idem dans l’Oxford Dictionary et le Cambridge Dictionary. Quant à la 12e édition du dictionnaire de Daniel Jones (Everyman’s English Pronouncing Dictionnary, 1963) que j’utilisais pendant mes études à l’université de Liège à la fin des années soixante, il mentionne également les deux prononciations.
J’ajouterais que feu mon collègue américain et ami, professeur d'histoire à la High School d'Emerson N.J., prononçait clairement /ek.sɪt/ à propos d’une sortie d’autoroute. Tout cela démontre suffisamment, me semble-t-il, que la prononciation /ek.sɪt/ n’est pas du tout régionale.
En outre, il suffit de faire une recherche sur YouTube pour entendre de la bouche de quelques « Grands » de ce monde les deux prononciations du terme Brexit.
Et enfin, je trouve audacieux de prétendre que l’anglais de Grande-Bretagne est le seul pertinent. Mais sans doute diriez-vous aussi que le français de France est le seul pertinent, ce qui n’est sans doute pas l’avis de tout le monde. (Cf. les affreux et incorrects néologismes que vous pourfendez à juste titre sur le site et qui témoignent de la connaissance parfois chaotique qu'ont certains Français, et non des moindres, de leur belle langue, et de la mienne...)Merci de m'avoir lu et bonne journée. (Pierre Rahier)
Miss LF a dit…
Bonjour Pierre,

Oui, vous avez raison : nous dirons que le français de France, et plus précisément l'accent de Touraine, est le seul pertinent lorsqu'il faut arbitrer une prononciation du français. Ni l'accent de Montréal ni celui de Tunis ne sont alors une référence judicieuse. De même, quelle que soit votre fascination pour les accents du Texas et de l'Oklahoma, on y parle un anglo-américain hors-sujet en matière de terminologie politique Européenne ; et surtout, en matière d'étymologie londonienne.

Or c'est d'un néologisme venu de Londres qu'il s'agit, pas de Tulsa ni d'Austin.

Nous ne disons pas que la prononciation "excite" (celle que vous défendez) au lieu de "exit" (la seule correcte) n'est entendue nulle part. Nous disons le contraire : qu'elle est entendue en trop d'endroits, dans la mesure où ce n'est, pour le mot Brexit, la prononciation correcte ni de source latine ni de source britannique (cf. le Br de Brexit) dans l'anglais de référence (Oxford ou Londres, par exemple, plutôt qu'Ottawa, Kansas City ou Capte Town).

Mais on sent que vous n'aimez pas l'idée de corriger une faute phonétique commise par suivisme et incompétence professionnelle - ce qui est le sens de notre observation. Quelque chose nous dit que vous n'auriez pas la même magnanimité envers une faute d'orthographe. Or, cette monomanie de la perfection orthographique n'est pas du tout notre tasse de thé. Nous entendons des fautes non moins perturbantes dans la syntaxe, la terminologie ou la phonétique, et nous les relevons avec l'espoir qu'elles disparaissent.

Ce, par simple souci d'unité, de cohérence, d'intelligence de la langue, et de réduction des exceptions, sources de discordances et de difficultés d'apprentissage.

Vous comprenez ?

Amicalement,

Miss L.F.
Anonyme a dit…
Bonjour,

La prononciation "Brek-cite" n'a rien à voir avec "excite".
Les mots qui contiennent la syllabe "ex" et qui commencent par une consonne se prononcent "eks": lexique, vexer, sexe, ... Donc, je prononce tout simplement Brexit comme lexique.
Amicalement
Miss LF a dit…
Vous vous référez à la phonétique française. Or, il s'agit d'un terme anglophone. Et la prononciation correcte du X du mot anglo-latin exit diffère de celle de lexique, que vous invoquez. C'est tout le sujet de cet article. N'hésitez pas à le relire ! N'hésitez pas non plus à renoncer à l'erreur de prononcer brexit autrement que "brèg-zit".
Miss LF a dit…
" Anonyme a dit...

Bonjour,

Quant à la prononciation, à votre avis, pourquoi tant de locuteurs prononcent "mal" ce mot ?

Merci.

16 avril 2017"

Parce qu'ils ne parlent pas correctement l'anglais et prêtent peu d'attention à la justesse phonétique.
Idem pour la prononciation correcte de "low cost" (à prononcer "lô cost") qui devient souvent "lô côst", c'est-à-dire en anglais "low coast" = côte basse...

Pour en revenir au Brexit prononcé à tort "brêk-cite" au lieu de "brêg-zite", outre la méconnaissance de la langue anglaise, l'influence du mot français "excite" fait peu de doutes. Miss L.F.
Pierre a dit…
https://dictionary.cambridge.org/fr/prononciation/anglais/brexit

Articles les plus lus cette semaine

à très vite ou à très bientôt ?

Évidemment, seuls " à bientôt " et " à très bientôt " sont corrects, tandis que " à très vite " est un monstre grammatical dont la présence étonne dans la bouche et sous la plume de personnes qui ne sont ni ennemies de la logique ni esclaves des bourdes en vogue. En effet, la préposition à ne peut introduire ici que l'annonce d'un moment dans le temps. Or, " très vite " n'est pas une indication de temps mais de manière. On ne peut donc pas faire précéder " très vite " d'une préposition introduisant une indication de moment dans le temps, comme à demain , à jeudi , à plus tard , à dans deux mois ou à bientôt . De fait, personne ne dit " à vite !" au lieu de " à bientôt !", comme si seul le petit mot très avait permis la propagation du barbarisme " à très vite " en empêchant la transmission de sens entre la préposition à et l’adverbe vite , nous déconnectant ainsi de l’instinct gram...

Kiev reste Kiev

La tentation est grande d'exprimer notre indignation devant l'invasion de l'Ukraine en rejetant tout ce qui est russe ou semble russe. Mais c'est évidemment se tromper de combat. Ni Prokofiev ni Mendeleïev ne sont en cause. Ni Kiev. Or, quelques médias sont en train de se tromper de combat en rejetant le toponyme francophone et anglophone Kiev . De bonnes âmes leur emboitent hâtivement le pas, convaincues qu'écrire Kiev , c'est écrire le nom de cette ville en russe. Or non, Poutine écrit Киев . Kiev est la translittération latine proposée au monde par la France dès le 12e siècle, et adoptée depuis sans discontinuer par la diplomatie, la littérature et les sciences de langue française. Certains Ukrainiens eux-mêmes ont mené campagne pour convaincre les médias francophones et anglophones de renoncer à la graphie Kiev au profit de la graphie "Kyiv " qui leur semble plus proche de l'articulation du nom propre ukrainien Київ , par qui maîtrise cette ...

similitudes et similarité

Le fait de présenter plusieurs aspects similaires sans être totalement identique se dit comment en anglais ? Similarities (pluriel de similarity) . You are right. Et comment cela s'appelle-t-il en français ? Des similarités ? Non : des  similitudes , ou même une  similitude . La Mission linguistique francophone relève une mise en péril de l'avenir du mot similitude par la mauvaise traduction généralisée de similarity et de son pluriel similarities . Les professionnels concernés (traducteurs, journalistes, pédagogues friands de publications scientifiques en anglais) sont invités à ne pas confondre le français et l'anglais, ni se tromper de désinence. Et donc, à se méfier presque autant du piège tendu aux similitudes par les "similarités", que du piège tendu à la bravoure par la "bravitude"... En français, on emploiera le singulier " la similitude " pour traduire l'idée d'une complète analogie (" la similitude de leurs deux t...

Mbappé ne s'appelle pas M-Bappé

La prononciation correcte du patronyme camerounais Mbappé ne tend aucun piège. Les journalistes de France et de Navarre s'en inventent pourtant un, et le prononcent majoritairement de façon fautive, en créant une séparation fictive entre la consonne M et les autres lettres. Ce qui donne l'étrange lecture "Êm' Bappé", qui est une absurdité comme le serait "Êss' Tendhal" au lieu de Stendhal, "Zêd Idane"" au lieu de Zidane, ou "Tom Cé Ruise" au lieu de Tom Cruise. Si les professionnels de la parole ont du mal à articuler la succession de consonnes - mb -, ils peuvent s'y exercer en répétant sans la moindre difficulté : " sa mba pé rilleuse sans Mba ppé rieur ". Ou encore : " je m'bats  contre Mba ppé", puis " Mba ppé m'bat ", et finalement "si tu m'bats , je m'ba rre !" PS : L'articulation subtile d'un M directement accolé à un B, nous la réussissons sa...

goûtu, gourmand ou savoureux ?

L'adjectif savoureux , au sens propre, est en voie d'extinction dans les médias audiovisuels et la publicité, au bénéfice de goûtu et de gourmand . Deux termes rendus indigestes par leur emploi inadapté. Est goûtu ce qui a un goût prononcé, éventuellement très déplaisant (comme la désopilante liqueur d'échalote au crapaud de la comédie Les Bronzés font du ski , dans les dialogues de laquelle ce mot fait surface). Est savoureux ce qui a une saveur agréable, voire succulente, ce qui a bon goût , voire très bon goût . Popularisé il y a une trentaine d'années dans le registre drôlatique et familier, le régionalisme  goûtu n'a pas sa place dans un commentaire gastronomique châtié. Mais de nombreux professionnels de la langue perdent de vue les notions de registre ou de niveau de langue, et emploient un terme comme goûtu sans aucune conscience de sa rusticité ni de la connotation humoristique qui s'y attache. Quant à " goûteux " (sic), q...

ne lâchez rien, on ne lâche rien

Il y a douze ans déjà (23/12/2013), avant que "ne rien lâcher" soit devenu le leitmotiv éculé de tout compétiteur et tout négociateur, nous écrivions ce qui suit à propos de  cette expression dévorante qui fit sa grande percée en 2013. Un aimable animateur d'émission littéraire, voulant conclure un compliment à un jeune auteur prometteur, et l'encourager sans doute par ces mots à poursuivre sa carrière, lui dit à mi-voix : " ne lâchez rien ". " Ne rien lâcher " nous est venu du commentaire sportif, au sens de " résister" à ses concurrents, "surclasser" son adversaire, " poursuivre son effort ". De là, le tic verbal est passé au journalisme d'information générale dans une acception toujours plus vaste donc plus vague, puis s'est posé sur la langue courante et s'y accroche. Pour longtemps ? Peut-être pas. Le vent l'emportera. En guise de bain de bouche, la Mission linguistique francophon...

Poupée de cire, poupée de son

France 2, chaîne de télévision nationale, a coutume de diffuser et rediffuser chaque année un même documentaire sur le concours de la chanson de l'Eurovision. Bonne idée, car il est très bien fait. Mais ce serait une meilleure idée encore d'en supprimer un commentaire qui se veut élogieux mais se montre déconcertant d'incompréhension de l'art de Serge Gainsbourg dans son brillant maniement de la langue française et son talent d'auteur. Dans ce documentaire de France 2, pour vanter la chanson Poupée de cire, poupée de son ,  un sympathique ex-animateur nommé Patrick Sabatier en fredonne la mélodie et assène ensuite : "bon, avec une mélodie pareille, c'était pas grave d'avoir des paroles, "poupée de cire, poupée de son", disons-le, sans grand intérêt, assez enfantines."  Et paf dans ta gueule, Serge ! Puisque ce documentaire est diffusé et rediffusé, c'est que personne au sommet ni à la base de la direction des programmes de Franc...

gêne occasionnée par la RATP ou la SNCF

A juste titre, de nombreux usagers jugent horripilante la formule apparue au début du XXIe siècle : " veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée ". Inventée par la RATP, la " gêne occasionnée " a fait tache d'huile dans pas mal de cerveaux, au point de s'y imposer comme un nouveau cliché : un cercle vicieux, une fausse joie, un panier percé, une gêne occasionnée . Apparemment anodine et pleine de sollicitude, la formule " veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée " offense non seulement la langue mais la logique et la morale. En voici la démonstration. Sur le plan linguistique et logique, on déplorera dans " la gêne occasionnée " deux choses qui vont de pair :  1• un abus de précision voisin du pléonasme, appelé périssologie : toute gêne est occasionnée, inutile de le préciser ; 2• l'absence d'un complément d'agent ou d'objet : occasionnée par qui, par quoi, à qui ? Si la précision par qui, par quoi...

susceptible et vexatile

Une personne qui se vexe facilement est une personne susceptible . Mais, comme le mot vexer ne présente aucune similitude d'aspect avec le mot susceptible , certains locuteurs francophones ne font pas le lien entre les deux termes et disent d'une telle personne qu'elle est " vexable ". Plutôt que cette fabrication maladroite, la Mission linguistique francophone leur propose l'adoption du néologisme vexatile : " Robert est trop vexatile, ça devient saoulan t". Ce mot est formé sur le modèle de versatile (qui change facilement d'humeur, d'opinion, d'état), docile (qui se montre doux devant l'autorité), ductile (qui possède la propriété de s'étirer), gracile (qui possède une grâce fragile), etc. La surabondance actuelle et passée d'adjectifs formés au moyen du suffixe -able ne doit pas faire oublier que la langue française est riche d'autres désinences . Ici, la similitude entre fragile , versatile et vexatile...

l'art du parolier francophone : Idylle Philoménale

Yves Montand avait fait connaître un texte drolatique , d'une ingéniosité rédactionnelle délectable et d'une vitalité francophone éclatante. Voici ces paroles d'une chanson aux rimes richissimes dans leur concept savoureux : une terminaison de sonorité féminine est appariée avec sa sonorité masculine équivalente, sans crainte du calembour ni de l'à-peu-près ; tel ce parallèle phonétique jouissif : Helvétienne > élever le sien  ! Sur ce plaisant pied d'égalité, le féminin et le masculin font route ensemble en toute légèreté. Voici ce texte sans autre commentaire qu'un hommage posthume à son auteur, René Rivedoux , dont nous ne savons à peu près rien. Idylle Philoménale   Quand j'ai croisé la Martine, C'était par un beau matin J'allais acheter des bottines Et lui trouvai très beau teint. Nous partîmes en limousine, Visiter le Limousin. Après, comme on le devine, Ma petite femme elle devint. Ma concierge qui est amène Tous les matins m's...