Il est hautement préférable de dire que la température est en hausse ou augmente plutôt que " la température repart à la hausse ". Voici pourquoi. Préciosités balourdes sur le plan du style et grammaticalement fautives, les formules " repartir à la baisse, repartir à la hausse " étaient un tic verbal du défunt commentateur boursier radiophonique Jean-Pierre Gaillard. Non seulement ce tic lui a survécu mais il a supplanté les termes les plus clairs : augmenter, croître, se réduire, baisser, etc. Examinons la cascade de gaucheries qui éclabousse cette malencontreuse complication du langage. • Grammaticalement, baisse et hausse doivent être précédées de la préposition en et non à : en hausse, en baisse ; et non à hausse, à baisse. • Il n'y a pas lieu d'y intercaler un article, défini ou indéfini. C'est même à bannir : en une hausse, en une baisse sont aussi ineptes que en la baisse, en la hausse. Rien ne s'améliore lorsque la préposition à r...
la langue est vivante, veillons ensemble sur sa santé