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participer à / participer de

La Mission linguistique francophone met en garde contre cette confusion, fréquente dans la langue châtiée, entre les deux constructions du verbe participer : participer à et participer de ne sont pas interchangeables, et moins encore synonymes.

Participer à
la fête, c'est y prendre part, y apporter sa contribution. Tandis que participer de la fête, ce n'est pas en faire partie ni y participer ni y contribuer,
c'est en avoir certaines caractéristiques. Ainsi peut-on dire très justement que "les bombardements de civils participent du meurtre" [ils ne participent pas au meurtre, ils y ressemblent à bien des égards].

Le psychiatre et infatigable mystificateur Jacques Lacan (1901-1981) était passé maître dans l'art d'impressionner ainsi à peu de frais son auditoire en nimbant de fausse profondeur des propos dont le sens échappait à tous, grâce à l'emploi de mots de liaison inattendus, de verbes dévoyés, de termes arbitrairement redéfinis. Il en résultait des affirmations de ce type : "le désir est la métonymie du manque à être". Et toc !

Cette obscurité voulue participait à son prestige mais participait de l'escroquerie intellectuelle (1). Ses suiveurs perpétuent la tradition quasi religieusement. D'autres font du charabia à la Lacan sans le savoir, notamment en remplaçant à tort l'expression participer à par la tournure participer de, dans un sens inexact.

(1) Le fait que l'obscurité lacanienne participe de l'escroquerie a été démontré notamment par Maria Pierrakos (in La tapeuse m'a dit), François Georges (in L'Effet 'yau de poêle), François Roustang (in Lacan, de l'équivoque à l'impasse) et Jacques Bricmont et Alain Sokal (in Impostures intellectuelles). Il ne s'agit ni d'une diffamation ni d'une opinion mais d'un fait démontré (NDE).

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Commentaires

Anonyme a dit…
Absolument d'accord, du début à la fin, note comprise.

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