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celle ou celui qui défend est un défenseur

Pénible et désolant d'entendre au réveil, au micro de la radio France Inter, une certaine Mme Claire Hédon bafouer opiniâtrement le nom de la mission qui lui a été confiée par le gouvernement français, en présentant invariablement son institution et sa personne comme étant "la Défenseure des droits" (sic), sans être reprise ni corrigée.

Il est vrai qu'elle est incorrigible... Puisqu'elle ajoute à la faute de syntaxe (erreur d'article) une faute d'orthographe "DéfenseurE".

Or la définition du terme neutre "défenseur" est d'une mixité sans équivoque (citons le Larousse) : "celle ou celui qui défend quelques chose, un groupe etc".

CELLE ou celui. Tout comme le terme neutre mixte "une personne", en dépit de son féminin grammatical, désigne sans distinction individus XX et XY. Ou comme "une victime" désigne indifféremment des sujets masculins ou féminins.

L'État ne s'y est pas trompé, qui n'a jamais entériné cette petite querelle orthographique et syntaxique de mauvais aloi (qui constitue une infraction à la loi Toubon, s'agissant d'un organisme public) : la désignation de cette institution est bien LE DÉFENSEUR DES DROITS, en toute mixité. Comme LE TÉMOIN DE MORALITÉ, que l'on soit fille ou garçon. Chaque journaliste du service public s'entretenant avec quelque Défenseur des Droits - ou quelque témoin de moralité - devrait le savoir. Et le rappeler au besoin.

Commentaires

Miss LF a dit…
De même pour vainqueur : toute personne qui vainc, femme ou homme, est vainqueur. On lit pourtant en France ce titre de presse : "Marine Le Pen, vainqueure en 2027". Si l'on voulait déneutraliser le terme mixte "vainqueur", ce serait vainqueuse ! Comme danseur/danseuse, pleureur/pleureuse, coureur/coureuse, chercheur/chercheuse, etc.

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