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rencontres sur l'environnement


Le ministère de tutelle des récentes rencontres sur l'environnement organisées par le gouvernement français a souhaité les intituler "Grenelle environnement". Une appellation ignorante des règles de construction du complément de nom en français (avec la préposition de). Cette faute de syntaxe a été délaissée par les médias qui ont choisi de former correctement le complément de nom et ont rebaptisé ces rencontres "Grenelle de l'environnement".

En dépit de cette rectification grammaticale, l'étymologie de "Grenelle de l'environnement" reste particulièrement déroutante pour les linguistes, mais aussi pour les spécialistes des sciences politiques et de l'histoire contemporaine. En effet, dans la métonymie "accords de Grenelle" (1968), dont cette appellation se réclame, "Grenelle" ne signifie pas "accords" ni "rencontres" mais "ministère (français) du Travail" [dont les locaux sont situés rue de Grenelle, à Paris]. Étymologiquement, "le Grenelle de l'environnement" est donc "le ministère du Travail de l'environnement". Brillante trouvaille énarchique en vérité.


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