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dernières 24 heures ou 24 dernières heures ?

"Ces dernières vingt-quatre heures" est une formulation fautive. La formulation correcte étant "ces vingt-quatre dernières heures". Ou : "depuis vingt-quatre heures". Ou encore, le sobre : "depuis hier", qui tend à se perdre au profit du tic de chiffrage à l'heure près : "depuis ces dernières vingt-quatre heures" ; avec erreur dans l'ordre des mots, car en français, on dit "mes trois beaux enfants" et non "mes beaux trois enfants". 

Cet exemple, que personne ne contestera, nous rappelle que dans notre langue, l'adjectif cardinal (un, deux, trois, etc) doit toujours se placer avant l'adjectif qualificatif (beaux). Ce n'est pas une option, c'est une obligation : les deux pires ennemis et non "les pires deux ennemis".

Cette règle intangible du français se vérifie aisément pour les jours écoulés ou à venir : chacun dit bien "dans les deux prochains jours" et non "dans les prochains deux jours". L'ordre à respecter est exactement le même pour les vingt-quatre dernières heures ; et pour les quarante-huit prochaines heures, synonyme de les deux prochains jours.

Cette inversion fautive "dernières 24 heures" est aujourd'hui ultra majoritaire chez les professionnels de la langue comme dans le grand public, soumis depuis trente ans à ce bombardement. Un pilonnage d'origine anglaise, malgré l'absence de terme anglophone.

Car l'ordre des mots est ici emprunté à l'anglais, en toute incohérence avec notre langue :
the last two men se dit en français les deux derniers hommes, et non "les derniers deux hommes" selon la traduction mot à mot de l'ordre anglophone des termes.
 
N'est-il pas vertigineux de devoir rappeler à des professionnels de la langue sur quelles fondations doit s'édifier leur discours, et ce jusque dans l'ordre le plus élémentaire des mots ?


Variantes : le très juste "détecté dans les 24 dernières heures" peut aussi être remplacé par "détecté en 24 heures", ce qui évite toute méprise sur la place du qualificatif.

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